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17 avril 2010
Jusqu'à ce que mort s'en suive
Ne sentez-vous pas comme un vent mauvais de panique qui souffle rageusement sur les braises de notre ignorance ? N'avez-vous pas comme un sentiment de déjà vu, comme un effet de rémanence rétinienne, comme l'impression tenace d'être tombé dans une faille spatiotemporelle ? D'un seul coup, d'un seul, un peu comme en octobre 2008, on découvre qu'il y a le feu au lac et que les pompiers ont été virés depuis longtemps. On nous refait le coup du tam-tam dans la volière, on nous refait le coup de la crise, énÔrme, imminente, indépassable. Bien sûr, cette fois, ce ne sont pas les bas de laine qui sont visés, tant ils ont été proprement essorés lors de la dernière campagne triomphale de stratégie du choc qu'a été le braquage international opéré par les bankdits sur les caisses des nations, non, cette fois, ce qu'ils veulent, ce ne sont ni nos revenus, ni nos économies, ce qu'ils veulent, c'est notre droit élémentaire à ne pas crever sous le joug, c'est notre droit élémentaire à goûter quelque repos après une vie de travail éreintante, voire stressante ou invalidante, ce qu'ils veulent, c'est le fric qu'on n'a pas encore touché, ce qu'ils veulent, c'est nous ôter le pain de nos bouches édentées depuis la dernière "réforme" du système de santé.
via Jusqu'à ce que mort s'en suive - Le Monolecte.
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